Voici mon ressenti et réflexion sur ma pratique d’infirmière libérale et hospitalière lors d’une prise en charge d'un patient en fin de vie, aujourd’hui, à cette étape de ma formation.

 

L'objectif est l'écoute et le confort du patient dans son cadre de vie.

 

IDE libérale depuis 1995, j'ai une pratique hospitalière de 20 ans; d'où un travail d'équipe, de coordination, de facilité de suivi thérapeutique et en ayant une sécurité d'action. Par ailleurs, la surcharge de travail technique ne me donnait pas ou peu la possibilité d'avoir un suivi relationnel.

 

En basculant dans le libéral, mes expériences acquises m'ont servi de tremplin pour ma nouvelle pratique.

D’autre part, en  développant la relation d'aide telle que je me la représente c'est-à-dire : accompagner le patient dans la difficulté à traverser une étape de vie telle une  séparation, quelle soit matérielle, physique, psychologique, ou existentielle dans la mesure ou cette épreuve reste non pathologique par exemple: un patient est un " bien portant " qui est devenu malade; il fait le deuil de sa santé; le sens inverse est valable; il a toutes les étapes de deuil à passer. Autre exemple: le patient a été amputé d'un membre ou d'un organe, il va devoir faire son deuil. Au domicile, je me sens plus disponible si le patient et la famille ont besoin d'écoute.

 

Depuis octobre 2005, je suis le cursus du D.U en soins continus (1er année de soins palliatifs) je me retrouve dans cette notion d'équipe, d'écoute de tolérance et de compréhension. Toutefois je ressens toujours cette différence, IDE libérale et hospitalière, qui m'interpelle à chaque fois.

 

Je m'y arrête, temps de réflexion :

1er temps : je vois un tel décalage, je me sens démunie, surprise.

2eme temps : ma réalité de travail en libérale est différent des IDE hospitalières, c'est logique !

 

Pourquoi ?

En libéral nous allons dans l'univers du patient à domicile; il garde ses repères ses habitudes; avec sa famille, son environnement et au maximum sa place sociale. Je tiens compte de  tous ces éléments pour faire les soins et établir une relation d'aide avec le patient et la famille sans  quoi rien n'aboutit.

 

Lorsque le patient arrive à l'hôpital, il perd la plupart de ces données et doit s'adapter à son nouveau cadre de vie. L'infirmière ne prend en charge, que, ce le patient veut bien laisser paraître, en dehors de toute l’approche physique. De nouveau, l’infirmière adapte les soins en fonction des besoins du patient. Les difficultés seront différentes de celles rencontrées à domicile.

 

 Les soins pratiqués à l'hôpital et ceux du domicile sont totalement complémentaires.

 

Ce qui me paraît essentiel est que nous devons avant tout entendre, puis respecter la demande du patient, l'endroit où il souhaite passer sa fin de vie, en lui proposant le meilleur environnement possible.

 

Marie-Joëlle Pobel

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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 11:58
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